A
tous les impalpables
à tous les indicibles
à tous les insondables
à tous les invisibles
j’ai voué mes prières
j’aurai tout essayé
qu’on me jette la pierre
si ne n’ai pas cherché
à présent je sens
confusément
qu’on est seul
et que tout est néant
et pour lever le voile
du pourquoi du comment
j’ai scruté les étoiles
mais dans le scintillement
de ses belles défuntes
je n’ai vu ni présage
ni paroles de sage
en ces belles éteintes
pendant ces nuits de quête
combien j’ai fait de vœux
au passage des comètes
et des boules de feu
mais aucune allusion
ne m’est venue du ciel
quant à ma condition
de tout petit mortel
Quand j’ai cru que la lune
à la faveur du noir
comblerait mes lacunes
me rendrait quelqu’espoir
seul le souffle du vent
m’a caressé le cou
je sais, nul ne dément
les paroles d’un fou